Est-ce vrai que l’ail protège le coeur ?

dimanche 15 janvier 2012
par  Dr Phil
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Réponse : ni VRAI, ni FAUX, il y aurait un effet potentiel sur certains facteurs de risque cardiovasculaire facteurs de risque cardiovasculaire Facteur favorisant le développement d’une pathologie cardiovasculaire. , et un faisceau d’argument en faveur de l’ail, mais il n’y a pas de bénéfice clinique rigoureusement démontré de sa consommation sur les maladies cardiaques.

Les facteurs diététiques jouent un grand rôle dans les maladies, notamment les maladies cardiovasculaires maladies cardiovasculaires Maladies qui concernent le cœur et les vaisseaux. Exemples : infarctus du myocarde, angine de poitrine, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, artériopathie oblitérante des membres inférieurs, troubles du rythme cardiaque, anévrisme, maladie thrombo-embolique, mort subite (trouble du rythme cardiaque entraînant un arrêt cardio-circulatoire). . Certaines études épidémiologiques (1) indiquent qu’une consommation régulières de fruits, légumes et épices est associée à une baisse de la mortalité, en particulier par cancer ou maladies cardiovasculaires maladies cardiovasculaires Maladies qui concernent le cœur et les vaisseaux. Exemples : infarctus du myocarde, angine de poitrine, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, artériopathie oblitérante des membres inférieurs, troubles du rythme cardiaque, anévrisme, maladie thrombo-embolique, mort subite (trouble du rythme cardiaque entraînant un arrêt cardio-circulatoire). .

Ce bénéfice présumé serait lié à la présence dans ces aliments de composés ayant des propriétés anticancéreuses et anti-inflammatoires. L’ail semble en comporter et sa consommation régulière protéger notamment des maladies cardiovasculaires maladies cardiovasculaires Maladies qui concernent le cœur et les vaisseaux. Exemples : infarctus du myocarde, angine de poitrine, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, artériopathie oblitérante des membres inférieurs, troubles du rythme cardiaque, anévrisme, maladie thrombo-embolique, mort subite (trouble du rythme cardiaque entraînant un arrêt cardio-circulatoire). .

Un certains nombre d’arguments et de preuves scientifiques soutiennent cette propriété bénéfique (2,3) :

Cependant, comme souvent, ce qu’on observe dans des tubes à essais ou chez des rats, ne se retrouve pas aussi clairement dans des études cliniques chez l’homme. La moitié seulement des études semblent montrer une légère baisse du cholestérol Cholestérol Lipide (substance grasse) produit par la foie, indispensable au bon fonctionnement de notre organisme et de nos cellules, mais dont l’excès dans le sang ou dans la paroi des artère peut entraîner des maladies cardiovasculaires. associée à la consommation d’ail, mais cet effet - s’il existe - est modeste.
Zeng T. et collaborateurs ont publié en 2012 (4) les résultats d’une méta-analyse de 27 études portant sur les effets de l’ail sur les lipides sanguins. Les auteurs concluent l’ail est supérieur au placebo et permet une réduction moyenne :

L’ail n’aurait également aucune efficacité pour faire baisser la tension artérielle.

La diminution du stress oxydatif par la consommation d’ail est également inconstamment rapportée dans les études cliniques.

L’effet favorable sur l’agrégation plaquettaire semble plus consistent : l’ail semble avoir un effet inhibiteur de l’agrégation plaquettaire chez les sujets sains comme chez ceux atteints de maladie cardiovasculaire maladies cardiovasculaires Maladies qui concernent le cœur et les vaisseaux. Exemples : infarctus du myocarde, angine de poitrine, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, artériopathie oblitérante des membres inférieurs, troubles du rythme cardiaque, anévrisme, maladie thrombo-embolique, mort subite (trouble du rythme cardiaque entraînant un arrêt cardio-circulatoire). .

L’étude scientifique des effets cliniques de la consommation régulière d’ail sur les maladies cardiovasculaires maladies cardiovasculaires Maladies qui concernent le cœur et les vaisseaux. Exemples : infarctus du myocarde, angine de poitrine, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, artériopathie oblitérante des membres inférieurs, troubles du rythme cardiaque, anévrisme, maladie thrombo-embolique, mort subite (trouble du rythme cardiaque entraînant un arrêt cardio-circulatoire). est rendue difficile par plusieurs facteurs (3) :

  • L’effet de l’ail est probablement modeste et il faut de très longues études sur des populations importantes pour identifier et mesurer cet effet.
  • On ne sait quels sont les composés de l’ail responsable de ces effets potentiels.
  • Les préparation commerciales à base d’ail sont nombreuses et très différentes dans leur forme (gélules, extraits liquides,…), leur composition et leur dosage, ce qui rend difficile toute interprétation et extrapolation.

En conclusion : s’il existe un faisceau d’arguments en faveur d’une rôle favorable de l’ail sur les maladies cardiovasculaires maladies cardiovasculaires Maladies qui concernent le cœur et les vaisseaux. Exemples : infarctus du myocarde, angine de poitrine, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, artériopathie oblitérante des membres inférieurs, troubles du rythme cardiaque, anévrisme, maladie thrombo-embolique, mort subite (trouble du rythme cardiaque entraînant un arrêt cardio-circulatoire). ou sur les facteurs de risque, et si usage est répandu depuis des siècles dans différentes civilisations, nous n’avons à ce jour pas de démonstration irréfutable permettant de prouver et de mesurer cet effet.


Références :

(1) Genkinger JM, Platz EA, Hoffman SC, Comstock GW, Helzlsouer KJ. Fruit, vegetable, and antioxidant intake and all-cause, cancer, and cardiovascular disease mortality in a community-dwelling population in Washington County, Maryland. Am J Epidemiol. 2004 ;160:1223–33.

(2) Rahman K, Lowe GM. Garlic and cardiovascular disease : a critical review. J Nutr. 2006 Mar ;136(3 Suppl):736S-740S.

(3) Rahman K. Historical perspective on garlic and cardiovascular disease. J Nutr. 2001 Mar ;131(3s):977S-9S.

(4) Zeng T, Guo FF, Zhang CL, Song FY, Zhao XL, Xie KQ. A meta-analysis of randomized, double-blind, placebo-controlled trials for the effects of garlic on serum lipid profiles. J Sci Food Agric. 2012 Jan 10. doi : 10.1002/jsfa.5557. [Epub ahead of print]


Commentaires

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vendredi 24 juillet 2015 à 00h38 - par  Samjna

Merci pour votre réponse et d’accord avec vos arguments. J’observe de nouveau qu’il vaut mieux se méfier avant d’évoquer sa santé personnelle devant un médecin...

Bon, quand je disais saigner "comme un boeuf", c’était une tournure de style mais je m’étais demandé pourquoi ça avait donné une si belle goutte de sang au lieu d’une simple trainée. Je n’avais que l’ail comme coupable et au minimum comme complice.

Du coup, j’ai quand même regardé un peu, et je sais pas si on améliore sa santé avec de l’ail, mais le produit me semble à consommer modérément si on doit aller se faire charcuter ensuite ou si on prend d’autres médicaments genre anticoagulants.

L’article qui suit ne parle que de suppléments et ne fait mention que de deux cas :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3954349/

Mais il recommande quand même de cesser les suppléments une semaine avant une intervention. Je savais pas que l’ail pouvait être suspecté d’avoir des effets si durables.

Bon, ça m’empêchera pas de déposer une bonne couche d’ail cru écrasé sur une darne de saumon cuite de façon à ce qu’elle soit juste un peu sèche...

********

Autrement, je pense que c’est pas mal de se construire de petites théories si on observe quelque chose. Ca muscle les 10% du cerveau qu’on utilise et ça permet d’observer comment ces théories se construisent en nous et se relient entre elles.

Elles restent bien sûr à vérifier et revérifier si on en a le temps et le gout.

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vendredi 17 juillet 2015 à 20h30 - par  Dr Phil

Bonjour, merci de votre message. Attention toutefois aux conclusions qu’on peut tirer à partir de ses propres observations personnelles, elles sont parfois totalement à l’inverse des données établies.
Par exemple, on peut entendre des gens dire "mon grand-père fumait 2 paquets et il est mort à 95 ans". Ce qu’ils disent se base sur une réalité (âge du décès), mais de là à conclure que le tabac n’entraîne pas un risque de décès prématuré par cancer et maladies cardiovasculaires maladies cardiovasculaires Maladies qui concernent le cœur et les vaisseaux. Exemples : infarctus du myocarde, angine de poitrine, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, artériopathie oblitérante des membres inférieurs, troubles du rythme cardiaque, anévrisme, maladie thrombo-embolique, mort subite (trouble du rythme cardiaque entraînant un arrêt cardio-circulatoire). (alors que bien entendu c’est scientifiquement prouvé)…

Donc, mon conseil si vous pensez que vous "saignez un peu trop", n’élaborez pas trop vite une théorie : consultez un médecin !

Enfin, dans mon article j’ai essayé de mettre toutes les réserves possibles sur le niveau de preuve qu’on peut avoir concernant la consommation d’ail et de possibles bénéfices.
Donc, si vous aimez l’ail et que vous le supportez et n’avez aucune raison médicale de ne pas en consommer : faites-vous plaisir. En revanche, manger un aliment en quantité excessives uniquement par ce qu’on pense se soigner avec est, à mon avis, une attitude non fondée. Car il y a un principe simple en nutrition : si on augmente la ration d’un aliment dans notre alimentation habituelle, on baisse forcément celle d’un ou de plusieurs autres qui ont aussi leur intérêt (dans l’exemple de l’ail, c’est peut-être au détriment de la consommation de poivre, oignon, safran, que sais-je), c’est mathématique.

Quant à l’aspirine, votre remarque est intéressante, j’y réfléchi en effet, car il y a des données connues des médecins, mais je ne suis pas encore sûr qu’elles ont une valeur éducative pertinente pour figurer sur ce site.

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vendredi 17 juillet 2015 à 05h37 - par  Samjna

Bonjour,
Concrètement : il fait chaud et mes chats ont ramené des puces et en conséquence, je me suis fait piquer et du coup je me suis bien gratté et j’ai eu quelques petites croutes.
Ayant remarqué que si je me regrattais par là dessus en arrachant la croute même quelques jours après, je saignais comme un boeuf, j’ai cherché un peu et atterri sur votre site.
Alors, je ne sais pas si les effets de l’ail sont modestes, mais chez moi ils ont un effet flagrant sur la coagulation : il semble d’ailleurs y avoir un effet seuil à partir de disons 3-4 gousses d’ail par repas.
Quand je m’y mets, je peux y aller assez généreusement en associant une gousse d’ail cru à chaque patate de la taille d’une balle de golf.

( Je précise que c’est pas la première fois que je remarque ce genre d’effet sur une égratignure après une forte consommation d’ail, y compris l’hiver ( ceci pour "moyenner" l’hypothèse d’une vaso dilatation capillaire liée à la chaleur de ces jours-ci aidée par de la salive d’insecte ))

Et je ne trouve pas ça spécialement rassurant.

Auriez-vous des infos sur le mécanisme et la durée de cet effet ? Par rapport à une petite opération par exemple... Les dosages dans un examen genre PDS, hémocult, etc

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Accessoirement :
Ayant lu votre article, je me suis demandé s’il pouvait y avoir des effets à plus ou moins long terme liés à la fluidité du sang en cas de consommation régulière, non pas uniquement dus à l’empêchement de la formation de caillots sanguins, mais du fait que des anti-coagulants pourraient également légèrement favoriser la dissolution de produits déjà déposés sur les parois des artères en plus de changer la dynamique du fluide ?

Ceci est évidemment une approche très naive d’une plaque d’athérome.

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Pour finir, je me souviens d’avoir lu de supposés effets anti-cancérigènes de l’aspirine, notamment par rapport à l’inhibition de métastases. Pourraient-ils être liés à la coagulation qui pourrait influer sur la survie des cellules cancéreuses dans les tourbillons de la circulation sanguine ?
Je n’ai aucune idée d’ailleurs du mécanisme que pourrait avoir cet effet anticancéreux...s’il existe.
Et l’aspirine pourrait elle-aussi faire l’objet d’une rubrique.

Merci et bonne continuation.

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